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Salut à tous, mon nom c'est Frédéric Ouattara dit Freddycorneil étudiant en MAITRISE de philosophie à l'Université de Cocody (Abidjan) et informaticien. Ce blogue mis à votre disposition N'est rien d'autre que la sélection d'informations sur le site de recherche www.google.com D'où Un blogue de Stockage de données philosophiques.   Voilà pourquoi je vous invite à faire vos recherches Dans la partie notée CATEGORIE pour y retrouver les informations sur des auteurs ou sujets philosophiques .    Merci à vous et bonne visite sur ce blogue de stockage. Pour plus d'info voilà mon n ° (+225) 01995796 / 60 23 51 55 /08 82 57 69LAGUNE

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RECHERCHES PHILOSOPHIQUES | Bloguez.com

Critique de l'oeuvre du professeur BOA (LA SORCELLERIE N'EXISTE PAS)

  : Ajouté le 30/4/2011 à 11:38

Messieurs les Professeurs

Messieurs les Docteurs

Mesdames et Messieurs les invités

Chers amis étudiants et étudiantes

C’est pour nous un très grand honneur de,  nous tenir ici en ce jour solennel du  mercredi 15 septembre 2010 pour,  vous faire part de notre rapport de lecture de l’œuvre la sorcellerie n’existe pas du professeur Boa Thiémélé Ramsès.

La sorcellerie n’existe pas, du professeur Boa, peut être présentée comme un ouvrage philosophique de 142 pages abordant de questions existentielles. Dans cet ouvrage,  la question la plus essentielle et la plus discutée est celle concernant la sorcellerie. La thèse du Professeur à ce sujet est claire et sans aucune forme d’ambiguité. Pour lui en effet « la sorcellerie n’existe pas».

Cette thèse apparaît pour de nombreux  africanistes comme un contre sens majeur, un paradoxe  et même un non sens dans la mesure où on ne peut être africain et défendre une telle position. Pour l’imagerie populaire et pour la quasi-totalité des africains dire que  la sorcellerie n’existe pas est une tautologie  voire un pléonasme : la sorcellerie  n’existe pas seulement, elle est, elle a toujours été et sera toujours tant que le monde existera.

 Comment donc comprendre que pour les uns la sorcellerie existe et que pour les autres elle n’existe pas. Autrement dit,  comment une question qui paraît aussi simple puisse susciter tant de remouds aussi bien chez les populations que chez les intellectuels. Le problème donc de la sorcellerie apparaît d’emblée comme un problème épistémique et mieux qu’un problème épistémique un problème épistémologique. Qu’est-ce donc que la sorcellerie pour qu’elle puisse susciter autant de controverses ? Le professeur Boa  considère que pour l’imagerie populaire « la sorcellerie est une technique de possession de pouvoirs surnaturels pouvant plier l’ordre naturel à la volonté humaine Â». Est donc sorcier, selon le sens commun, celui qui est capable,  par quel que pouvoir,  de choses extraordinaires tels que se métamorphoser, se transformer en animal, sortir de son corps ou même ôter la vie à autrui. Le sorcier est donc celui qui fait le mal. Il est celui qui a une capacité de nuisance. Et pour ce fait est craint de tous.

Le professeur, dans son ouvrage, se plaît à tourner en dérision cette argumentation en considérant que  certaines personnes sont accusées de sorcellerie non pas parce qu’elles le sont véritablement mais parce qu’elles ont simplement un appétit au mal. Autrement dit, ce n’est pas parce que quelqu’un est sorcier qu’il fait le mal c’est parce qu’il fait le mal qu’il est sorcier. De ce fait, le professeur considère la sorcellerie comme une pure et simple invention des hommes servant à qualifier les égoïstes, les démunis, les malheureux, les malchanceux, les nécessiteux, les solitaires, les extrémistes, les malades, les laissés pour comptes, les damnés de la société.

Pour le professeur, la croyance en la sorcellerie a une origine. Cette origine se situe  dans la tradition, les coutumes qui ont instaurées dans les mentalités des croyances qui n’encouragent ni ne facilitent l’effort, le sens de la responsabilité. Le professeur considère également l’argument de la sorcellerie comme un prétexte qu’utilisent certaines personnes pour se défaire sans aucun remord de leur devoir. A ce niveau le professeur considère l’argument de la sorcellerie comme mauvaise foi dans la mesure où  il est autant  utilisé par ceux qui  veulent et qui ne peuvent pas  que par ceux qui peuvent et qui ne veulent pas.

De l’analyse du professeur, nous pouvons retenir que le terme de sorcellerie n’est pas en soi  un terme  neuf. La sorcellerie n’est en rien  un terme neuf car universel. Et son universalité se justifie par sa présence dans toutes les civilisations. Toutefois pense le professeur, l’universalité ne signifie pas l’existence et ne dit pas non plus l’existentialité. En d’autres termes, ce n’est pas parce que l’idée de sorcellerie est présente dans toutes les sociétés que la sorcellerie existe. Et pour preuve celui  qu’on appelait  sorcier hier, en Afrique comme en Europe, était  le villageois, c’est-à-dire celui qui  n’avait pas pu avec l’urbanisation devenir un citadin.

Est ce donc à dire que tous les villageois sont des personnes mauvaises, des personnes détentrices de pouvoirs maléfiques ? Aujourd’hui cet argument pourrait se présenter comme grotesque. Après donc l’analyse de la sorcellerie comme fait universel, dont le seul but était  de montrer qu’en réalité ce qu’on nomme sorcellerie n’est qu’une erreur, une méconnaissance des causes premières, le professeur s’attaque aux prétendues formes de sorcellerie.

Le professeur à la suite de ses recherches constate que certains chercheurs considèrent qu’il existe cinq prétendues formes de sorcellerie : premièrement la sorcellerie d’attaque, deuxièmement la sorcellerie de défense ou sorcellerie préventive ou sorcellerie anti-sorcellerie, troisièmement la sorcellerie de défense et d’attaque,  quatrièmement la sorcellerie récréative et cinquièmement la sorcellerie thérapeutique ou curative.

La réflexion sur ces prétendues formes de sorcellerie amène le professeur à déterminer la logique sociale de la sorcellerie. Après analyse, le professeur constate que les accusations de sorcellerie expriment des pulsions et des tensions refoulées.  Le sorcier dans la perspective du prof Boa n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire. C’est-à-dire une victime sacrificielle surchargée du mal social.

 Les procès de sorcellerie ne sont, de ce fait, que des rituels tendant à transférer les angoisses et les conflits de la communauté sur une victime arbitraire. Ainsi, la communauté se réconcilie aux dépend de la victime arbitraire. Elle retrouve son unité au dépend de la victime qui, avant d’être tuées a été l’objet d’insultes et de mauvais traitements.

 Au vue de cette analyse, on pourrait se demander pourquoi le Prof.  a t-il décidé  d’écrire sur la sorcellerie ou encore quels évènements ont amenés le prof à s’attaquer à ce phénomène social ? A cette interrogation, on pourrait répondre de la manière suivante : les évènements qui ont déclenché chez le professeur la volonté d’écrire sur la sorcellerie sont ceux qui se sont passé dans les villages de Sahué s/p de Sikensi  et de Diokolilé s/p de lakota. Dans ces villages, en effet, deux personnes ont été pour l’un  enterré vivant  et pour l’autre battu à mort car accusé et reconnu coupable de sorcellerie.

Ces évènements ont provoqué chez le professeur une certaine torpeur qui s’est très vite muée en révolte. Autrement dit, c’est à la suite de tels évènements que le professeur révolté a décidé  d’écrire sur la sorcellerie : « Nous avons été amenées à écrire sur la sorcellerie à partir de faits révoltants. La réflexion que nous menons ici est le fruit d’une révolte intérieure sourde  contre soi même d’abord, ensuite contre une certaine forme de pensée qui prend de plus en plus d’importance en Afrique Â». C’est donc révolté que le professeur  décide de se pencher sur cette question.

Cette  révolte par ailleurs s’explique par la  compréhension naïve de la sorcellerie.  En effet pense le professeur, ce n’est la sorcellerie qui est non compréhensible, mais c’est tout ce qui est non compréhensible qui est attribué à la sorcellerie. La dialectique ici en jeu est une dialectique négative et même négatrice dans la mesure où la croyance première se trouve remise en cause. Ce renversement de situation n’est rien d’autre que le fruit intérieur de la révolte à la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et les effets pervers de cette croyance. Car qui est le révolté sinon celui qui proteste contre le désordre qui règne dans le monde, contre la souffrance ou l’avancée des ténèbres.

L’intention du professeur en écrivant cette Å“uvre était de monter que la logique de la sorcellerie est une logique d’expiation, une logique répondant au rituel d’exorcisme du mal commun dans un geste collectif d’expiation.  C’est en effet cette manière de voir les procès de la sorcellerie comme moyen d’exorciser le mal au sein de la société qui fait considérer  la sorcellerie par le professeur comme un désordre et même une violation massive des droits de l’homme. Il faut donc une herméneutique de la sorcellerie visant à comprendre de manière rationnelle et logique les faits insolites et extraordinaires qu’on attribue à la sorcellerie.

Une telle herméneutique est plus qu’indispensable  dans nos sociétés africaines de plus en plus marquées par le spectre de la sorcellerie. Cette herméneutique est selon le professeur la seule capable de faire comprendre aux africains que la sorcellerie n’est en réalité que dénie de la réalité : « la sorcellerie prospère justement parce que nos esprits désespèrent de comprendre Â». Autrement dit,  une approche plus rationnelle des faits et de la réalité conduirait à ne plus tout expliquer par la sorcellerie mais par le jeu des causes et des effets qui déterminent toutes choses.

Nous avons particulièrement été fascinés par la lecture de cette Å“uvre. Elle nous aura par ailleurs permis de mieux appréhender ce concept. Seulement ce que nous reprochons au professeur c’est de ne pas être catégorique. Nous disons cela parce que par endroit on pourrait penser que l’inexistence de la  sorcellerie n’est valable que dans le monde du physique et que dans le monde métaphysique il se pourrait  que la sorcellerie soit.  Cette impression nous ne sommes pas les seules à la partager. Les pages 130 et 131  confirment  d’ailleurs cette appréhension.

Dans ces pages ont a l’impression que le professeur semble accorder une certaine teneur à la sorcellerie. Mais comme il le dit, il faudrait pour que nous puissions en parler supposer son existence auquel cas nous ne pourrions nullement en parler. Il est vrai que l’hypothèse est nécessaire et le souci méthodologique plus que jamais utile. Mais nous pensons qu’il serait mieux de s’en passer si cela participe à créer dans notre thèse confusion et discordance. C’est pour cette raison et  pour éviter la confusion, l’ambigüité, les interprétations actives et erronées  que nous demandons au professeur d’être beaucoup plus ferme dans ces thèses afin qu’elles ne prêtent pas à confusion et ne soient pas l’objet de débat.

Pour ce qui nous concerne, nous partageons la thèse du professeur et pensons que la sorcellerie est  tout à la fois un mythe et un mystère. Un mystère dans la mesure où ce que nous savons de la sorcellerie est toujours ce que disent les autres et un mythe parce que pour nous la sorcellerie est comparable aux fables européennes concernant Hadès, Hercule, Cerbère le chien à 3 têtes que racontaient les européens à leur enfants et petit enfants pour soit susciter en eux la bravoure, soit créer en eux la peur des dieux.

La sorcellerie est un mythe et  un mythe a succès dans la mesure où il est rare de trouver des personnes qui ne croient pas en ce fait qui ne nous apprend rien de son existence. Notre société est donc enchantée par ce phénomène. Cet enchantement s’explique par le fait que la sorcellerie  soit  rattachée à la mort, au mal physique, à la capacité de nuisance. Il convient donc de la désenchanter.

Et ce n’est pas le fait de soutenir que la sorcellerie n’existe pas qui va conduire à un désenchantement de notre société. Le travail est beaucoup plus profond en ce qu’il concerne le rapport de l’Africain à la réalité. L’Africain, n’est-il pas,  en réalité,  celui qui est le plus  fasciné par ce qui n’existe pas que par ce qui existe ? N’est-il pas celui qui croît beaucoup plus en ce qui n’est pas qu’en ce qui est ? Son appréhension de la réalité  n’est elle pas marquée par la croyance en l’irréel plus qu’au réel ? En d’autres termes, l’Africain ne croit-il pas en ce qui n’existe pas plus en ce qui existe ? N’est-il pas beaucoup plus attiré par ce qui est absent que par ce qui est  présent ? Ne croît-il pas beaucoup plus à l’inexistant qu’en l’existant ? Il est grand temps, pour  nous africains,  de nous séparer de certaines croyances afin que nous puissions à l’instar des occidentaux accéder à la modernité.

 Il convient de déplacer les bornes pour que désormais la sorcellerie ne soit pas au centre de notre existence mais à la périphérie. Il nous faut être des hommes modernes, des hommes capables de création et de re-création. Et cela devrait être le travail de nous autres intellectuels qui avons lu, étudier, fait des recherches et même appris à connaître Nietzche, Spinoza, Descartes, tous ces grands noms de la philosophie Occidentale qui ont su par leur recherche nous enseigné ce que représente la rationalité instrumentale.

Nous vous remercions pour votre attention et vous invitons à adhérer massivement au réseau de la Dégaoutique et à  juger de la pertinence de ses arguments afin qu’ensemble nous puissions faire sortir le continent Afrique du sombre brouillard dans lequel il se trouve quant à ce que devrait être le réel et l’irréel, le bien et le mal, l’anomalie et l’anormalité. Je vous remercie.

 

Je vous remercie.

                                                                      Abidjan le 27-09/2010

                                                                         Koffi Lopez Emmanuel Oscar.

                                                                      Etudiant en philosophie   

 

Tags : philosophie

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freddycorneil vision haute

  : Ajouté le 11/11/2010 à 08:49

freddycorneil vision haute

 

VIVONS DANS LA PAIX DU CHRIST ET NOUS AURONS LA BELLE VIE MERCI FAIRE LA PROMOTION DE LA PAIX CAR LA GUERRE N'EST RIEN D'AUTRE QUE RUINE, FAMINE TOUT CE QU'IL Y A DE MAUVAIS. TU RÊVE D'UN CHEZ TOI COMME ÇA ? 

imagine toi si il y a la guerre en COTE D'IVOIRE.

AS TU FAIS TON CHOIX? 

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VISION HAUTE

  : Ajouté le 10/10/2009 à 13:32

FREDDYCORNEIL

 

 

VISONS HAUT

« Il faut posséder plus que la vue pour voir. Il faut la vision. Â» Disait déjà JAMAKE Highater qui avait compris les faiblesses de la vue vis-à-vis de la vision.

Tandis que la vue effraye, sème le  désespoir, la vision encourage, fait espérer également, pour la vision, il n’existe pas de barrière, de clôture, d’obstacle, choses qui existent pour la vue. Mieux, la vision voit là où la vue est aveugle. Elle aperçoit la lumière là où il n’en existe pas  pour la vue. En une phrase, elle voit ce que la vue perçoit et au-delà. Par ailleurs, elle fait plus que nous conduire, elle nous porte, nous transporte d’une situation à une autre meilleure. 

En plus, la vision ne dépend ni de notre état, ni de l’environnement du moment de sa conception.

C'est-à-dire, ce n’est pas ce que je suis au moment où j’ai la vision qui la détermine.  C’est au contraire les moyens que je me donne pour sa matérialisation ; la nouvelle conduite que j’adopte par exemple.

« Je peux Â», « je dois Â», « j’y parviendrai Â» : une attitude psychologique qui a porté les Etats-Unis sur la lune avant les Russes nonobstant la détermination et l’avance de ceux-ci sur ceux la. Attitude, qui a également placé les Etats-Unis au sommet de l’échiquier mondial et qui a permis à d’autres pays tels le Japon, la Chine (…) de se relancer.

Ajoutons qu’il était une fois une vision ; celle de Martin Luther King qui souhaitait un jour voir blancs et noirs à une même table mangeant un

 

 

 

même œuf. Une vision qui malgré le temps s’est éclore, parce qu’il y a cru de tout son cœur et y a travaillé de toutes ses forces.

Toutes les grandes choses de ce monde n’ont pas été sans vision. Et ne serait si Dieu n’avait pas en la vision de cœur un monde.

 

De même, les hommes que nous admirons sont arrivés là où ils en sont parce qu’ils ont une foi en cette vision.

Et vous, en avez-vous une ? Si oui laquelle ?

Nous espérons pour  notre part qu’elle soit aussi grande que l’inde. Ainsi parviendrez-vous nécessairement à quelque chose, au cas où vous ne l’atteindriez pas. Car c’est en cherchant l’inde que Christophe Colombe découvrit l’Amérique.

Tandis qu’un homme sans vision peut être comparer à un moineau qui ne vit qu’au jour, celui avec une vision est assimilable à l’aigle. Car la vision lui fait porter des choses plus grandes et lourdes que son poids (social, financier, économique). Elle lui fait voir plus loin que le bout  de son nez  et de ces proches (les pessimistes), ainsi il ne se comporte dans le présent et le temps avenir.

Seules les grandes visions peuvent réveiller «  l’étranger Â» qui dort en moi. En effet, Â«Il y a un étranger en chacun de nous Â» capable de choses que nous ne pensons pas immédiatement possibles, humainement possibles. C’est cet étranger qui une fois découvert fait de nos limites d’aujourd’hui des images et nous y porte au-delà. Notre cher

 

 

 

 

maître Nietzsche l’appelle  le «  surhomme Â». Et celui-ci est un artiste, car il nous donne de faire être des choses impossible à réaliser pour note vue.

Bref, souvenons nous toujours d’une chose «  il y a un artiste en chacun de nous Â» dont il nous fait expérimenter sa présence et sa compétence en ayant de vraies, de grandes visions.  

Visons haut et au-delà des cieux sera notre limite

Faites nous parvenir vos différentes réactions à l’adresse Email du club 

 

 

 

 

www.bloguez.com/athenaphilosophique

athenaphilosophique@yahoo.fr

02 75 05 00 / 01 99 57 96 / 60 23 51 55

 

 

 

 

BONNE CHANCE POUR

LES COMPOSITIONS

 

 

Pour Athéna Philosophique

Le Président GUEHI Gbaméné Marc Stéphane

 

Tags : PENSEE PHILOSOPHIQUE

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DISSERTATION PHILOSOPHIQUE

  : Ajouté le 10/10/2008 à 19:08

Comment faire une dissertation philosophique ?

1) L'objectif à atteindre :

Comprendre une dissertation philosophique, c'est définir par là même un objectif précis à atteindre, afin d'éviter ce qui arrive trop souvent: un mélange des genres. Les dissertations sont trop fréquemment conçues comme des exposés (récitation passive de connaissances toutes faites) ou, défaut inverse, comme des improvisations. Dans les deux cas, l'objectif fondamental de toute dissertation est perdu de vue; à savoir, le développement d'une réflexion en acte dans le mouvement d'analyse d'un problème. Toute dissertation a ce point de vue un côté actif. Elle est processus et non résultat. En tant que réalisation réflexive, elle désignerait plutôt le mouvement de réalisation active que le produit réalisé. Nous dirons que la réflexion en elle doit toujours être vivante, avoir le caractère d'une démarche.
La dissertation philosophique est un exercice de réflexion à la fois personnelle et informée. Personnelle parce qu'il s'agit de réfléchir par soi-même dans le but de répondre à la question posée. Informée parce qu'il s'agit à partir de sa réflexion de retrouver des auteurs de philosophie, de nourrir ses propos de référence à des auteurs, c'est-à-dire à des éléments de doctrines.

2) Comment organiser son temps ?

• Travail préparatoire (au brouillon): une heure.
• Conception et rédaction de l'introduction: début de la seconde heure.
• Mise au point et rédaction de la première partie du développement: fin de la deuxième heure.
• Mise au point et esquisse rédigée des transitions.
• Rédaction successive des parties suivantes du développement (3 et 4ième heure).
• Conception et rédaction de la conclusion: 20 dernières minutes.
• Relecture finale de l'ensemble: 5 minutes (impératif...).

3) Le traitement du sujet et le travail préparatoire et ses étapes (à effectuer au brouillon) :

Une fois, le sujet choisi (pas plus de 15 minutes de réflexion), commence le travail préparatoire, à effectuer au brouillon, et qui constitue, nous l'avons vu, un prologue capital à la rédaction proprement dite. Chaque phase de travail peut être définie et illustrée à la fois par une ou plusieurs questions, qui canalisent la recherche et lui fournissent des points de repère. On répondra à ces questions:

• Définir le plus précisément les termes du sujet (précision orale).
• Se demander s'il n'y a pas plusieurs lectures possibles, de manière à ne pas laisser des aspects ou des problèmes sans réponse *.
• Chercher les présupposés et implications du sujet.
• Noter les idées, références, exemples (premier matériau de réflexion.

 

 

4) Concevoir et rédiger une introduction

Le rôle rempli par l'introduction n'est pas celui d'une pure et simple présentation du sujet. L'introduction comporter 2 moments :

• Une entrée en matière qui peut se faire à partir d'un exemple d'une situation dans laquelle la question posée pourrait se poser ou d'une citation. Surtout, éviter absolument les formules générales et creuses du genre " De tous temps, les hommes..." A l'issue de cette entrée en matière le sujet doit être exposé en toute lettre et en totalité. Si vous ne trouvez rien qui vaille, commencez directement par le sujet.
• Présenter la problématique, le plus rapidement possible, mais le plus clairement possible. Dégager les enjeux du problème, c'est-à-dire ce qu'il met en jeu, ce qu'il en coûterait s'il n'était pas résolu. La problématique se doit de présenter le plan du devoir, ce qui peut se faire sous la forme de questions qui chacune à leur manière présente le problème ou un de ses aspects, mais de telle sorte que les parties ainsi annoncées soient effectivement des réponses aux questions posées et telles qu'elles le sont.

5) La problématique :

La problématique d'une dissertation philosophique est le jeu de questions, liées entre elles et tirées du sujet lui-même, auxquelles le développement va progressivement répondre. La problématique est donc un programme de questionnement élaboré à partir de la question posée par le sujet. Problématiser une question, c'est déployer cette question en questionnement.
En fait, le travail philosophique commence par le doute; et douter, c'est se poser des questions, les bonnes questions. Problématiser une question, c'est se poser des questions auxquelles il faut répondre afin de pouvoir conclure. La problématique est donc un doute organisé. (cf. le doute cartésien - cours sur la conscience).
En tant que programme de traitement du sujet, la problématique fixe les grandes lignes du développement de la dissertation. Problématiser un sujet, c'est préparer le plan de progression de la réflexion.

6) Élaborer un plan

L'organisation et la structuration de la dissertation ne peuvent préexister à une analyse approfondie du sujet, dont elles ne sont que la synthèse dynamique. Il ne s'agit pas de plaquer sur des idées disparates, mais de dégager un principe d'ordre susceptible d'intégrer les lignes directrices au sein d'une démarche cohérente. Ce travail n'est pas dissociable de la mise en place de la problématique. Il s'agit de lier deux exigences pour "programmer" efficacement le cheminement de la dissertation.

Les grands types de plans et la manière dont les traiter. En aucun cas, il ne s'agit de proposer ici des plans "passe-partout". Chaque dissertation requiert un plan uniquement conçu pour elle, et adéquat de ce fait à la spécificité de l'énoncé sur lequel elle se développe.

 

A) Le plan progressif + un exemple

Il s'agit qu'une structuration visant à une progression par approfondissement de l'analyse des notions.
Ce plan peut être très fréquemment utilisé car il a l'avantage, comme le plan dialectique, de correspondre à une progression naturelle et non artificielle de la pensée et de la démarche intellectuelle. Il consiste à fournir plusieurs définitions successives de la notion considérée, non point selon un plan de pur hasard, mais en progressant dans l'analyse des notions, en soulignant leur enrichissement. Il permet d'aller de l'immédiat à l'universel selon un ordre progressif. C'est un plan qui met en valeur la richesse des notions.

Exemple: "Qu'est-ce que la transcendance ?"
• La transcendance comme dépassement au sens psychologique du terme :
Etymologiquement, transcender signifie "aller au-delà", dépasser. Tel est le caractère de la conscience humaine. Elle se dépasse perpétuellement (pour-soi), à l'inverse des choses ou "en-soi", qui sont toujours égales à elles-mêmes. L'homme, au contraire, peut se faire autre qu'il n'est; il est transcendance (cf. l'existentialisme sartrien). Cette dernière est le caractère psychologique de la conscience en tant qu'activité de dépassement.
• Activité de transcendance au sens moral du terme :
L'homme est aussi un créateur de valeurs. A ce niveau, la transcendance apparaît comme cette activité par laquelle l'homme se dépasse, tente d'aller au-delà de lui-même et crée des valeurs morales.
• La transcendance métaphysique et religieuse :
Enfin, le moi individuel peut tenter de monter vers le Transcendant divin, peut s'efforcer d'atteindre l'existence d'un Etre autre que lui-même. La transcendance devient ici le mouvement de dépassement métaphysique et religieux (cf. cours sur la religion à venir). Ainsi, de degré en degré, l'activité de transcendance s'enrichit en progressant de l'aspect psychologique simple vers les notions les plus idéales, celles qui appartiennent à la sphère métaphysique et religieuse.

B) Le plan dialectique + un exemple

Le terme de dialectique est un terme galvaudé. Pour saisir la signification du plan dialectique, il faut revenir au sens fondamental de cette notion. On appelle dialectique (en particulier chez Hegel) une démarche qui procède par contradictions surmontées, c'est-à-dire en allant de la thèse à l'antithèse, puis la synthèse. La méthode dialectique est un mouvement dans lequel la contradiction appelle un dépassement. Cela signifie que les contradictions sont intégrées et dépassées dans le mouvement total, que toute contradiction va tendre à se résoudre dans la synthèse de la thèse et de l'antithèse.
La synthèse se définit comme une démarche visant à recomposer ou reconstituer un nouvel ensemble à partir d'éléments: par conséquent, vous ne devrez jamais la considérer comme le retour à la thèse antérieurement émise. Il ne s'agirait pas ici d'une synthèse au sens fort et spécifique du terme. Enfin, la conciliation pure et simple de la thèse et de l'antithèse est également à proscrire. Ne dites pas, dans votre prétendue synthèse: "il y a du vrai dans les deux opinions". Cet amalgame faussement conciliant n'est pas une synthèse.
Vous voyez que le plan dialectique ne doit pas verser dans la réponse de Normand! Ce ne serait guère philosophique.
La synthèse doit procéder d'une réalité spirituelle plus haute.

Exemple: "Faut-il affirmer, avec Spinoza, que 'la sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie' ?"
• Sens des termes :
SAGESSE. Union du savoir et de la pratique destinée à assurer une maîtrise de l'existence humaine.
MEDITATION. Application et concentration profonde de l'esprit à un objet quelconque.
Mort. Dissolution de l'individualité biologique.
VIE. Existence.
• Problématique :
La maîtrise et la domination de l'existence humaine passent-elles, fondamentalement, par le regard réflexif sur la vie et la pensée de la mort n'a-t-elle ainsi aucune place dans cet exercice réflexif ?
• Thèse : La sagesse est une méditation de la vie, non de la mort.
La mort semble, de prime abord, n'avoir aucune réalité positive dans notre existence. On ne peut la penser. Donc, sagesse = méditation de notre existence et de notre vie (cf. thèse d'Epicure - cours sur le Bonheur).
• Antithèse : La méditation de la mort.
Comment occulter la mort, comment la dissoudre? Elle fait partie de la structure de mon existence, elle l'informe: "Dès qu'un être humain naît, déjà il est assez vieux pour mourir..." (Rilke). Il s'agit de réfléchir sur la mort comme forme de la vie.
• Synthèse : La sagesse comme méditation de la vie et de la mort.
Sagesse = méditation du positif (vie) et du négatif (mort). La mort s'inscrit dans l'essence de l'être humain. Méditation de la vie et de la mort prennent signification l'une par l'autre et dans l'autre.

C) Le plan notionnel + un exemple (très rarement en terminale)

Ce plan est consacré à l'analyse d'une notion. Il consiste à poser successivement le problème de la nature de la notion envisagée, puis celui de l'existence, enfin celui de la valeur de cette notion.
Ce plan a l'avantage de diriger l'esprit vers l'idée complexe de valeur, de permettre d'en envisager les différentes facettes (morale, esthétique).
Exemple: "L'idée de liberté".
• Nature: Liberté = négativité = pouvoir qu'à l'esprit de pulvériser ou de néantiser toutes les données.
• Existence: La liberté existe-t-elle? Oui, c'est le mode d'être qui caractérise toute la conscience humaine.
• Valeur: Non seulement elle existe, mais elle a une valeur sur le plan moral. Sans liberté, nulle possibilité d'un acte moral.

D) La comparaison entre notions + un exemple (très rarement en terminale)

Enfin, vous pouvez avoir à établir les relations, les ressemblances et les différences existant entre deux ou plusieurs notions. Il y a ici un écueil majeur à éviter: celui de juxtaposer deux dissertations, l'une consacrée au premier concept, l'autre au second.
Nous suggérons de procéder ainsi :
• caractériser et conceptualisation de chaque notion.
• souligner, éventuellement, leur différence, voire leur opposition.
• montrer l'unité de ces deux notions.
Remarque: l'établissement de la différence ou de l'unité dépend profondément des notions envisagées. Elle peut donc être établie selon le cas en deuxième ou troisième partie.
Exemple: "Orgueil et vanité".
• Essai de caractérisation: La vanité est sociale. Elle se caractérise par l'importance que nous attribuons au jugement d'autrui. Elle est besoin d'approbation, désir de paraître entièrement relatif au jugement de l'autre.
L'orgueil isole; il se caractérise par l'importance que nous attachons à notre propre jugement.
• Opposition: La vanité s'appuie sur l'opinion, l'orgueil sur la force personnelle. La première a rapport au social, le second a rapport à la liberté individuelle elle-même.
• Unité: Plus voisins qu'il n'y parait au premier abord, orgueil et vanité sont quête de soi, de cet être que la conscience tente d'atteindre sans jamais y parvenir.

E) Les sujets-citations.

Dans tous les cas de figure, la dissertation devra comprendre une partie analyse (ou partie explication): la formule proposée est alors l'équivalent d'un court texte à commenter. De même qu'on ne peut mener une réflexion critique judicieuse sur un sujet-texte que si l'on a d'abord bien compris le sens du texte, de même une réflexion personnelle (originale) sur une citation ne sera pertinente si l'adage en question a été préalablement élucidé.

Il s'agit d'adopter un plan en deux parties :
• explication ou interprétation de la formule à partir de l'analyse littérale; et justification par application/illustration sur quelques cas qui la concrétisent.
• réflexion personnelle sur les problèmes soulevés par la formule qui pourra aboutir soit à un renforcement soit à un critique précise et bien argumentée, conduisant à la relativiser.

7) La conclusion

Fonction de la conclusion :
Nous avons défini la dissertation comme une réflexion en acte, comme un cheminement où l'argumentation s'approfondit de façon progressive.
Le but et la finalité réelle de la conclusion sont de faire le point, de dresser le bilan de la réflexion. Pour cela, on dégage les propositions établies au long du devoir, en les formulant de façon concise au sein d'une synthèse frappante articulée sur une reprise allusive du sujet. De plus, ouvrir le devoir sur d'autres champs de la réflexion ou d'autres types d'approche.
Le bilan de la réflexion comporte donc deux aspects complémentaires :
• recensement synthétique des conclusions partielles établies au cours de la dissertation.
• éclairage différentiel de ce bilan-synthèse par la mobilisation de références qui relativisent le devoir et l'ouvrent sur d'autres perspectives. (Précision orale...).

 

* Les sujets de type "Faut-il ?" ou "Peut-on ?"

A) "Faut-il ?"

"Faut-il ?" est une question qui peut se poser à deux niveaux et donner lieu à un plan en deux parties :
• la nécessité physique/matérielle/naturelle/économique/sociale, c'est-à-dire la contrainte des choses.
Exemple: "Faut-il travailler ?" Comportera une première ligne de problèmes tournant autour de la nécessité naturelle (satisfaire les besoins fondamentaux de l'espèce), la nécessité économique et sociale (satisfaire les besoins sociaux mais aussi les désirs de l'individu vivant en société et nécessité de faire fonctionner et de reproduire la machine économique, le système des moyens de production); et même nécessité biologique ( la nature de l'homme est de travailler).
• l'obligation morale, le devoir. Que le travail soit ou non une nécessité naturelle, matérielle, il correspond à une obligation morale (envers autrui mais envers soi-même: le travail n'aliène pas l'homme mais le réalise dans le monde, le fait exister à ses propres yeux comme aux yeux d'autrui). Obligation morale qui peut s'articuler à la nécessité: devoir moral d'agir, mais aussi parce que c'est un besoin psychologique: ne pas subir passivement la vie mais la vivre.

B) "Peut-on ?"

"Peut-on ?" est également une question qui peut se poser à deux niveaux et donner lieu à un plan en deux parties :
• la possibilité pratique/technique ou la capacité, la faculté.
Exemple: "Peut-on être esclave de soi-même?". On cherchera une situation où l'homme serait esclave de lui-même: la passion. On se demandera alors si cette éventualité correspond à une possibilité réelle: si l'homme est libre, comment peut-il s'aliéner lui-même? On verra que esclavage-aliénation de la passion est dépendance à l'égard de l'objet de la passion, donc d'autre chose que de soi.
Mais, on verra aussi que, si on cède à la passion, alors qu'on est en principe libre de disposer de soi, c'est qu'on est en quelque sorte capable de s'aliéner soi-même. Mais s'agit-il d'un esclavage? Etre son propre esclave signifie qu'on reste, au moins virtuellement, son propre maître, qu'on a pouvoir sur ce soi-esclave de sa passion. La question posée est d'abord une question ou un problème de possibilité.
• La possibilité morale, ou le droit ("A-t-on le droit de ?").
Ce que je fais n'engage pas que moi mais engage aussi l'homme, "l'humanité tout entière" (Sartre - cf. « l'existentialisme- »). Mon acte se propose comme exemple-modèle d'acte. Etre esclave de soi-même, c'est alors présenter auto-aliénation (l'abandon de soi aux passions) comme modèle de conduite. Du reste, le passionné ne se fait pas faute de se justifier aux yeux des autres: s'il se justifie, c'est qu'il se pense comme coupable, alors je n'ai pas le droit de présenter de moi-même l'image d'un être-esclave-de-soi. A supposer que je puisse être esclave de moi-même, il reste que je n'ai pas le droit de l'être. Ce qui fait rebondir le problème. Car, si je n'ai pas le droit de l'être, c'est que j'ai ou que j'avais la possibilité de ne pas l'être, qu'il ne dépend ou ne dépendait que de moi de ne pas céder.

Attention! Certains sujets ne justifient pas un tel plan. Aux deux niveaux que nous venons de dégager pour chacun des deux types de sujet, il faut ajouter le niveau de la possibilité ou de la nécessité théorique/logique/scientifique: "Faut-il ?" = "A-t-on raison de ?"; et "Peut-on ?" = "Est-il rationnel de ?".

 

 

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le corps propre: prison ou voie d'accès au monde exterieur?

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dépendre d'autrui est ce perdre ou gagner sa liberté ?

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florian dupont : (le 06/10/2008)

les vrais éducateurs sont des libérateurs

celia : (le 06/10/2008)

Etre libre est-ce renoncer à ses desirs ?

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peut-on considérer la civilisation comme un luxe inutil ?

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Mythe et violence

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un discours sur l'homme peut-il etre scientifique?

beauchef : (le 06/10/2008)

A partir de quand puis-je dire que j'existe?

perrine : (le 06/10/2008)

pourquoi on rapproche les sentiments aux mots

ninick1 : (le 06/10/2008)

le doute est-il l'échec de la raison

Gwen : (le 06/10/2008)

La Trigonometrie !

bibouye : (le 06/10/2008)

pour penser, faut-il être sensible

benaur : (le 06/10/2008)

L'évolution scientifique et technique remet-elle en question la réflexion philosophique ?

mumu1 : (le 06/10/2008)

la tolerance est elle indifference a la realite

sueur sylvia : (le 06/10/2008)

s'il est impossible de tout démontrer, toute certitude est-elle impossible ?

mangel : (le 05/10/2008)

la religion requiert-elle l'exercice de la raison?

sarah : (le 05/10/2008)

réfléchir est ce seulement avoir des idées?

YVONNE : (le 05/10/2008)

le mythe du bon sauvage

adeline : (le 05/10/2008)

faut-il vivre raisonnablement ?

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la tolerance implique -t-elle qu'on laisse les autres dans l'erreur

minimoy-4ever : (le 05/10/2008)

Doit-on dire j'ai un corps ou je suis un corps?

Dupuy : (le 05/10/2008)

"l'argent n'est-il pas..." Manuscrits de 1844 de Karl Marx

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pour penser librement devons nous rejeter ce que nous apprennent les autres

MiMi : (le 05/10/2008)

Pouvons-nous détruire la nature?

mathy : (le 05/10/2008)

puis -je juger la cuture a laquelle j'appartiens ?

grégoire : (le 05/10/2008)<

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LA PHILOSOPHIE EST- ELLE LE CREPUSCULE AU CREPUSCULE DE LA SOCIETE?

  : Ajouté le 3/9/2008 à 20:38

 

   La capacité militaire  des Etats, la spéculation boursière  annoncent le crépuscule de la planète Terre et de l’homme qui  l’habite. Le temps du soir vient comme déclin d’une temporalité achevée. D’un autre coté, la philosophie agonise avec la logistique, l’analytique anglo-saxonne qui  en fait une méta-science brumeuse d’une technophobie. Crépuscule de la pensée au moment crépusculaire de la terre. Devons nous renoncer ou  penser pour devenir les ouvriers du faire faisant le fer pour que règne le monde du fer ?  PROF. BIAKA

     

ET MAINTENANT OU ALLONS NOUS ?
C’est avec empressement pour certains, résistance pour d’aucun et nonchalance pour d’autres  que nous embarquâmes dans le bus : l’école, qui mènerait à la félicité. Tout petit déjà, nos parents nous disaient «  Vas à l’école et tu seras grand, tu pourras t’acheter tout ce que tu veux. Et nous partîmes parce que grand et heureux voulions nous être.C’est donc avec espérance et les gènes  d’une joie futur que nous traversâmes les corridors du CEPE jusqu’ ‘au BAC pensant que nous nous approchions de la félicité ; de la lumière. Aujourd’hui du doute Cartésien, Notre  Conscience est elle imbibée car autant nombreux  de ceux qui ont refusé de monter dans le bus ou qui l’on quitté en chemin sont heureux, autant nombreux de ceux qui y sont restés, sont tristes, parce que l’horizon que nous pensions s’illuminer au fur et à mesure que nous braverons les échelons semble s’obscurcir. Ahuris de voir la pénombre donc autant d’ombre que de clarté, nous nous demandons :Et maintenant ou allons-nous ?Il se peut que les péripéties de la vie, les vagues abattantes, les vents pagailleurs   de notre université et de notre société nous emmènent à penser que nous sommes dans un beau drap, que nous sommes perdu. Cependant, l’espoir est toujours permis.   Notre seul espoir réside aujourd’hui dans notre aptitude à ressaisir l’esprit révolutionnaire et à nous jeter dans l’arène d’un monde parfois hostile, pour déclarer une guerre éternelle à l’ignorance, au chômage et à la pauvreté. Avec toute la puissance d’un tel engagement, défions le statu quo (A quoi sert la philosophie ?) et les injustices consacrées, et accélérons la venue du jour où « tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissées, tout éperon deviendra une plaine et tout mamelon une trouée ».       Pour nous tous aujourd’hui, le sort de la bataille est entre nos mains. La route qui s’ouvre devant nous n’est guère aisée. Il n’y a pas d’autorité que nos mêmes félicités et inévitablement à des solutions rapides.      Poursuivons notre marche.                                                                                                                                                                                                                                           ATHENA PHILOSOPHIQUE       

 

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