Blog

A propos du blogueur

Salut à tous, mon nom c'est Frédéric Ouattara dit Freddycorneil étudiant en licence de philosophie à l'Université de Cocody (Abidjan) et informaticien. Ce blogue mis à votre disposition N'est rien d'autre que la sélection d'informations sur le site de recherche www.google.com D'où Un blogue de Stockage de données philosophiques.   Voilà pourquoi je vous invite à faire vos recherches Dans la partie notée CATEGORIE pour y retrouver les informations sur des auteurs ou sujets philosophiques .    Merci à vous et bonne visite sur ce blogue de stockage. Pour plus d'info voilà mon n ° (+225) 01995796 / 60 23 51 55

«  November 2009  »
MonTueWedThuFriSatSun
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30


Menu

Album photos
• Accueil
• Voir mon profile
• Archives
• Email
• Blog RSS

Catégories

Citations
Descartes
Epistmologie
HEGEL
kant
Logique (frege)
Mtaphysique
NIETZSCHE
Philosophie africaine
Philosophie politique et Morale
photo
Platon
Saint Augustin
Spinoza

Amis

3
• audrey
• champion
• chibanimation

Liens

Services

•

Sondage

mythe et mythologie

mythe et mythologie

  penser la mort c'est la dissoud.. | Page d'accueil | freddycorneil.. 

: Ajouté le 5/9/2009 à 18:23

Mythe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, rechercher

 Pour l’article homophone, voir Mite.

Un mythe est un récit qui se veut explicatif et fondateur d'une pratique sociale. Il est porté à l'origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes :

·            la création du monde (cosmogonie),

·            les phénomènes naturels,

·            le statut de l'être humain, et notamment ses rapports avec le divin, avec la nature, avec les autres individus (d'un autre sexe, d'un autre groupe), etc.

·            la génèse d'une société humaine et ses relations avec les autres sociétés.

Le terme mythe est souvent employé pour désigner une croyance manifestement erronée mais tout de même partagée par un nombre significatif de personnes.

Le mythe se distingue de la légende (qui suppose quelques faits historiques identifiables), du conte (qui se veut inventif sans expliquer), et du roman (qui "explique" avec peu de fondements).

 

Mythologie nordique : dans son char tiré par ses deux boucs, Thor affronte les géants, M. E. Winge, 1872.
La part de l'iconographie dans les mythes contribue à leur succès et leur pérennité.

 

Sommaire

[masquer]

·            1 Définitions

·            2 Aspects du mythe

·            3 Typologie et éléments des mythes

o           3.1 Types de mythes

o           3.2 Quelques mythes célèbres

o           3.3 Héros et objets du mythe

·            4 Postérité du mythe

o           4.1 Les réécritures

o           4.2 L'herméneutique

o           4.3 Les mythes urbains ou mythes modernes

o           4.4 Théorie girardienne

·            5 Le mythe comme croyance erronée

·            6 Voir aussi

o           6.1 Liens internes

o           6.2 Liens externes

o           6.3 Sources

o           6.4 Notes et références

Définitions [modifier]

D'après le Dictionnaire de l'Académie française[1], le sens premier du mot mythe, apparu au XIXe siècle, est un récit fabuleux, contenant généralement une morale.

Un mythe implique souvent plusieurs drôle de personnages merveilleux, tels que des dieux, des animaux chimériques ou savants, des hommes bêtes, des anges, ou des démons, et l'existence d'autres mondes.

Il serait exagéré de prendre un mythe au pied de la lettre, et de croire que les peuples les tiennent pour une description parfaitement exacte (y compris les aspects surnaturels) du déroulement des événements. Il serait sans doute tout aussi tendancieux de les analyser comme de simples récits poétiques, dépourvus de base réelle, des formes archaïques de réflexions philosophiques et proto-scientifiques, réalisées par une analogie poétique plus que sur la logique, et exprimées sous une forme symbolique, voire une sorte de roman.

Ces histoires ne sont pas arbitraires :

·            Les différentes sociétés, même très différentes et sans contacts culturels, présentent des mythes qui utilisent les mêmes archétypes ;

·            Les mythes traitent toujours les questions qui se posent dans les sociétés qui les véhiculent. Ils ont un lien direct avec la structure religieuse et sociale du peuple, et avec leur cosmogonie.


Les philosophes de l'époque post-mythique, tels que Protagoras, Empédocle et Platon utilisent le mythe comme une mise en scène allégorique afin de faire percevoir leurs propos d'une manière concrète. Par exemple, Platon crée des mythes originaux (par exemple le mythe de la caverne), ou réadapte des mythes antérieurs. À sa suite, d'autres philosophes ou certains auteurs de discours argumentatifs ont eux aussi, eu recours au mythe, dans un même emploi. Dans son essai Anthropologie structurale, l'anthropologue français Claude Lévi-Strauss, offre cet avis (1958/74 - 231):

"Un mythe se rapporte toujours à des événements passés avant la création du monde [...] ou [...] pendant les premiers âges [...] en tout cas [...] il y a longtemps [...]. Mais la valeur intrinsèque attribuée au mythe provient de ce que les événements, censés se dérouler à un moment du temps, forment aussi une structure permanente. Celle-ci se rapporte simultanément au passé, au présent et au futur."

Aspects du mythe [modifier]

Le mythe raconte une histoire sacrée, performative pour celui qui appartient à la culture qui le crée. Il relate non seulement l'origine du Monde, des animaux, des plantes et de l'homme, mais aussi tous les événements primordiaux à la suite desquels l'homme est devenu ce qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire un être mortel, sexué, organisé en société, obligé de travailler pour vivre, et vivant selon certaines règles.

Le mythe se déroule dans un temps primordial et lointain, un temps hors de l'histoire, un Âge d'Or, un temps du rêve. Le mythe cosmogonique est « vrai » parce que le monde existe. Le mythe d'identité est « vrai » parce que la communauté dont il est l'image existe. Le mythe d'origine est « vrai » parce que la communauté le répète pour continuer de vivre. En ce sens, le mythe contient quasiment toujours des éléments de liturgie.

Réciter le mythe produit une re-création du monde par la force du rite. L'exigence du sacrifice est l'un des plus puissants. Le mythe n'est pas récité n'importe quand mais à l'occasion de cérémonies : naissances, initiations, mariages, funérailles, et tout un calendrier de fêtes et célébrations, c'est-à-dire à l'occasion d'un commencement,d'une transformation ou terminaison dont il rend compte (ou rend conte, c'est selon).

Typologie et éléments des mythes [modifier]

Types de mythes [modifier]

·            La cosmogonie raconte la création du monde ;

·            La théogonie raconte la création des dieux ; La naissance de la déesse Athéna, sortit du crane de Zeus

·            L'anthropogonie raconte la création de l'homme ; le myhe héllène de Prométhée.

·            Le mythe de régénération raconte une recréation du monde, le plus souvent après un mythe de cataclysme : le monde s'effondrerait s'il n'était périodiquement recréé; dans la même catégorie peut se ranger le mythe de création d'une institution susceptible de témoigner de la régénération, le mythe de création d'une plante dont l'utilité se manifeste lors de la régénération ou de sa célébration, le mythe de création d'un animal qui joue un rôle dans la célébration, soit comme victime du sacrifice, soit comme support de la théophanie;

·            Le mythe de séparation du Divin et du monde et le mythe de séparation du Divin et de l'homme s'accompagnent fréquemment d'un mythe de l'invention de la mort.

·            Le mythe de fondation raconte la fondation d'une communauté ou d'une ville: les jumeaux Romulus et Rémus et le mythe de la création de Rome.

·            Le mythe eschatologique, rancontant la fin de l'univers.

Quelques mythes célèbres [modifier]

« Aussi, l'amateur de mythes (philomuthos) est philosophe (philosophos) en quelque sorte, car le mythe est composé de merveilles. » Aristote, Métaphysique, 982b18-19

·            L'Odyssée (qui veut dire l'histoire d'Ulysse en grec)

·            L'Iliade (du grec Ilion, qui veut dire Troie)

·            Cosmogonie et anthropogonie:

o           Njeddo Dewal, mère de la calamité : conte initiatique peul ;

o           La Bible, Genèse 1 et 2, qui constitue une cosmogonie à partir d'un substrat existant de chaos et d'eaux primordiales ;

o           La Théogonie d'Hésiode qui décrit la création du monde, l'histoire des dieux, la création des hommes.

·            Mythes de régénération et de cataclysme

o           La Bible, Genèse, le Déluge, où Dieu ne sauve qu'une petite équipe de survivants et un couple d'animaux de chaque espèce.

o           Le mythe de Proserpine ou Perséphone, qui rend compte de l'alternance des saisons froides et stériles et chaudes et fécondes.

o           La cosmogonie aztèque commence par la destruction des 4 soleils primordiaux;

o           La crucifixion et la Résurrection du Nouveau Testament peuvent être comprises comme un mythe de cataclysme suivi d'un mythe de régénération, dont la célébration annuelle se passe au printemps et constitue le début de l'année liturgique dans le Christianisme de pratiquement toutes les confessions.

o           Le mythe de la destruction de l'Atlantide

o           L'un des derniers mythes de par son importance à être apparu est sans aucun doute celui du postmodernisme. Selon cette conception, l'humanité serait vouée à sa perte de par sa soif insatiable de développement technologique. Dans la perception des tenants du postmodernisme, ce sont les machines qui auraient maintenant l'emprise sur l'humanité (voir par exemple le film Matrix qui illustre particulièrement bien cette croyance et cette lutte contre la fatalité). D'autre part, il est remarquable que l'idéologie postmoderne tire sa force de son opposition à la modernité. Cette dernière époque étant marquée par le recours à la raison comme fondement de l'autorité afin que les hommes puissent débattre entre eux en se débarrassant du poids des superstitions de toutes sortes. Le postmodernisme déclare qu'il n'y a plus de raison, en voulant dire que la conduite des hommes sur la Terre tend inévitablement à l'autodestruction, que la conciliation des intérêts de tous et chacun est une chimère, car cet objectif étant irréalisable de par la nature même des hommes qui en fait des êtres animés par la cupidité.

·            Mythe de l'homme

o           Le mythe prométhéen qui dit que Prométhée apporta le feu aux hommes.

o           Le mythe de Don Juan, repris plusieurs fois, parle d'un homme pour qui le seul plaisir réside dans la conquête et la séduction des femmes.

·            Mythe de création d'une institution

o           Le mythe d'Hiram, architecte du Temple de Salomon, dont se réclament les sociétés maçonniques et les Compagnons du Tour de France.

o           Le roman « néo scientifique » d'Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien, dont se réclame le Collège de ’Pataphysique.

o           Le mythe d'Abraham dont se réclament plusieurs monothéismes: judaïsme, christianisme, islam et bahaïsme.

·            Mythe de séparation des hommes et des dieux, du monde et de Dieu

o           En Inde, les sacrifices aux dieux les font monter au ciel et ils abandonnent les hommes;

o           Dans la Bible, la Chute dans la Genèse.

·            Mythe de l'enfant berger futur grand artiste, Un enfant garde des bêtes dans la campagne, pour se distraire de cette tâche monotone, il dessine avec un charbon de bois sur un rocher, passe alors un haut personnage qui décèle le talent du futur artiste, voir Giotto, Jean-Pierre Franque, Simon Mathurin Lantara, autre mythe la mouche peinte par l'apprenti sur un tableau du maître en son absence, à son retour celui-ci cherche à faire partir l'intruse Quentin Metsys et encore Lantara.

·            "le mythe des gens de caverne" repris dans le Coran ,et racontant l'histoire à la fois fascinante et douloureuse de certains percurseurs croyants du Christianisme,qui furent persécutés et s'enfuirent à une caverne pour s'y abriter.A force de prier Dieu pour les protéger ,le miracle divin fait qu'ils s'endormirent trois siècles et quelques années pour assister à l'avènement sinon la propagation de la nouveller religion sur toutes les sphères de la société.

Héros et objets du mythe [modifier]

·            Héros

o           l'enfant merveilleux;

o           le personnage démembré.

·            Objets

o           la lune, le soleil;

o           l'eau;

o           le feu;

o           le territoire sacré;

o           le vent;

o           la terre.

Postérité du mythe [modifier]

De nos jours, la plupart des ministres du cultes des mouvements les plus libéraux des trois monothéismes, comme ceux des néo-païens, n'éprouvent aucune difficulté à considérer que certains aspects de leurs textes sacrés (essentiellement la Genèse dans la Bible) relèvent du mythe. Cette considération n'enlève rien au fait qu'ils contiennent aussi un grand nombre de vérités religieuses, divinement inspirées mais révélées au moyen des catégories de pensées et de langage d'une culture et d'une époque données. Parler de mythe ou de mythologie, en ce qui concerne les monothéismes, n'implique aucun jugement de valeur sur la foi qu'ils proposent, mais offre un outil technique de réflexion herméneutique.

Les réécritures [modifier]

L'approche comparatiste montre que chaque aire culturelle produit les archétypes qui seront utilisés en tout ou en partie puis embellis et complétés dans les mythes de chacune de ces civilisations. Quelques uns d'entre eux survivent à la civilisation qui leur a donné naissance par le recyclage littéraire ou théologique. Ainsi en est-il par exemple du mythe d'Orphée.

L'exégèse théologique

L'investigation critique textuelle et archéologique

Le commentaire sociologique

Les mythes urbains ou mythes modernes [modifier]

Dans le contexte moderne, on peut observer certains récits qui ont toutes les caractéristiques de mythes mais sont soit très récents de construction, soit encore en cours d'assemblage. On parle alors de mythes urbains ou, plus couramment, de légendes urbaines. Mais on peut aussi parler de mythes modernes en référence à la réflexion qu'a menée le philosophe et sociologue Georges Sorel qui a analysé leur émergence dans et par l'avènement de faits extraordinaires, comme par exemple des épopées guerrières ou les grèves ouvrières de la fin du XIXe siècle. Il s'agit alors de mythes sociaux que les masses emploient pour se mobiliser. Au cours du XXe siècle, le mythe a été utilisé comme instrument de propagande par le fascisme, en particulier pour exalter la Nation. On peut estimer qu'aujourd'hui la publicité fonctionne en créant des mythes vendeurs. Le mythe moderne est donc tantôt une manifestation sociale spontanée tantôt une manipulation d'ordre politique ou commercial.

Théorie girardienne [modifier]

L'anthropologue contemporain René Girard, dans sa théorie mimétique qui propose pour la première fois une théorie générale du religieux, donne une explication rationnelle de la genèse du mythe. Le mythe raconte, d'une façon déformée, un évènement réel à l'origine de l'ordre social qui régit la communauté, cet évènement étant l'expulsion ou le meurtre d'une victime au cours d'une crise de violence généralisée. Ce meurtre a ramené la paix d'un façon qui semble mystérieuse aux yeux des individus et la victime apparaît tout à la fois comme responsable de la crise terrifiante - c'est dans cette conviction qu'on l'a éliminée - et comme ayant apporté la paix miraculeuse qui a suivi son meurtre : ses pouvoirs apparaissent comme transcendants, elle est ainsi divinisée. Dans le récit de l'évènement, elle sera un dieu doté des traits négatifs de culpabilité que possédait la victime aux yeux du groupe qui l'a lynchée, et des traits positifs de l'être transcendant qui a sauvé le groupe. On peut arriver ainsi à comprendre le sens des caractères surnaturels des dieux dans le mythe. L'analyse que Girard fait de très nombreux mythes dans son oeuvre permet de comprendre le caractère surprenant des figures du mythe : le dieu mauvais apparaît comme une victime injustement accusée, le dieu bon comme un chef sans scrupule, etc., la jeune fille transformée en vache ou en nymphe est probablement une victime de sacrifice humain, le dieu qui féconde par une pluie d'or est un riche suborneur, le cheval de Troie une traîtresse ambassade de paix qu'un peuple las de la guerre accepte imprudemment, au besoin en tuant les oiseaux de mauvais augure comme Laocoon et ses fils qui le défendent, etc.

Le mythe comme croyance erronée [modifier]

Un exemple caractéristique de croyance erronée est le mythe du « zéro papier », selon lequel la dématérialisation de l'économie permettrait de supprimer la consommation de papier.

 

Conte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, rechercher

Pour les articles homonymes, voir Conte (homonymie).

 

Un troll par John Bauer

Le conte est un récit de faits ou d'aventures imaginaires[1]. Pour les études littéraires, il fait donc partie des genres narratifs.

À l'origine, un conte est raconté à l'oral. Depuis la Renaissance il a néanmoins fait l'objet de réécritures, devenant aussi au fil des siècles un genre écrit à part entière. On peut ainsi distinguer deux pratiques du genre littéraire du conte : orale et écrite. Ces deux pratiques diffèrent dans leur fonctionnement (modes de création, de diffusion...) comme dans leur contenu, ce qui amène à les considérer de manière séparée.

Le conte oral est très souvent appelé conte populaire par les ethnologues et historiens[2] en raison de l'aspect traditionnel et communautaire qui a longtemps régi la création et la circulation des histoires, et de l'importance qu'il a revêtue dans l'émergence des nationalismes au XIXe siècle[3] (référence à la notion de « peuple »).

Le conte de tradition écrite et lettrée est quant à lui nommé conte littéraire quand il est opposé au conte populaire. Cela ne veut pas dire que le conte de tradition orale ne fasse pas partie de la littérature, mais il s'agit d'une simple désignation conventionnelle.

Par ailleurs le terme de « conte » peut aussi désigner l'activité de conter, quel que soit le type d'histoires (épopée, légende, conte, histoire de vie, nouvelle…). Le conte est alors l'art du conteur.

Sommaire

[masquer]

·            1 Le conte oral ou conte populaire

·            2 Le conte écrit ou conte littéraire

·            3 Le conte, une discipline artistique

·            4 Bibliographie

·            5 Notes et références

·            6 Voir aussi

o           6.1 Articles connexes

o           6.2 Liens externes

Le conte oral ou conte populaire [modifier]

Article détaillé : conte (oral).

Le conte fait partie de la famille de la littérature orale. Celle-ci englobe aussi l'épopée, la saga, le mythe, la devinette, le cas, la légende, le proverbe, la comptine, le mémorat, la fable, la légende urbaine etc.

Le conte est un genre narratif, contrairement à la devinette, au proverbe ou à la comptine. Il est aussi délibérément fictif, contrairement à la légende, la saga et le mémorat qui se présentent comme véridiques. Contrairement au mythe, le conte de tradition orale a pour cadre narratif principal le monde des hommes, même si celui-ci, notamment dans le cas des contes merveilleux, est souvent en contact avec l'autre monde des morts, des esprits, du petit peuple ou des dieux.

Si on le considère en tant qu'art du spectacle[4], le conte peut être associé aux arts du théâtre, du spoken word, du chant, de la palabre ou du boniment.

Le conte écrit ou conte littéraire [modifier]

Article détaillé : Conte (genre écrit) .

Illustration de Gustave Doré pour Le Chat botté

Nombre de ces contes oraux ont fait l'objet, depuis la Renaissance, de réécritures par des écrivains. Ces réécritures figent le conte oral, et le transforment en genre littéraire écrit. Cela amène les écrivains à se détacher peu à peu des sujets, des structures et des thèmes des contes oraux dont ils s'inspirent. Ainsi, si certains contes de Perrault, ou encore plus anciens Straparole, sont encore relativement proches du conte populaire, d'autres contes comme La Reine des Neiges de Hans Christian Andersen ou bien Ligeia d'Edgar Allan Poe en sont au contraire assez éloignés.

Le conte est tout d'abord un récit, comme le roman, la biographie, dans lequel les actions sont racontées, et non représentées comme au théâtre. Ensuite, c'est un récit court, de même que la nouvelle, mais a contrario du roman ou de l'épopée. Contrairement à la nouvelle qui souvent s'autorise des pauses narratives, des longueurs de description, le conte est un récit court mais relativement rapide, dans lequel l'action mène bon train, sans que cela interdise néanmoins descriptions et redites. Le conte supporte néanmoins mal l'analepse, et préfère, contrairement à la nouvelle, les structures narratives linéaires, sans retour en arrière. Ensuite, le conte littéraire, de même que le conte populaire, se présente délibérément comme fictif. C'est une histoire inventée, de même que la nouvelle, au contraire de l'anecdote ou de l'historiette, qui même fausses se présentent comme vraies. Enfin, il a un statut d'imagination et de fantaisie que connaît peu la nouvelle. La nouvelle se présente comme fictive, mais plausible, alors que le conte se présente comme fictif et invraisemblable.

La forme de conte la plus connue est celle du conte merveilleux. On y trouve des fées, des ogres, des sorcières, mais aussi des monstres comme les dragons, ou des animaux emblématiques comme le loup, le corbeau, etc. Beaucoup de contes commencent par la formulette « Il était une fois », mais ce n'est pas systématique.

De ce caractère fantaisiste et invraisemblable, on réduit souvent le conte littéraire au conte merveilleux. Pourtant, cette forme littéraire peut adopter des contenus très diversifiés ; elle ne vise pas nécessairement à émerveiller le lecteur, mais peut également vouloir l'édifier (conte moral, allégorique), l'effrayer (conte d'horreur), l'amuser (conte satirique), etc.

Le conte, une discipline artistique [modifier]

Depuis les années 1970 et le mouvement du renouveau du conte, le terme de conte est de plus en utilisé pour désigner l'art de raconter des histoires à un auditoire. Associée généralement aux arts oratoires et du spectacle, cette discipline artistique semble paradoxale. Alors qu'elle est vraisemblablement l'une des plus vieilles formes d'expression de l'histoire de l'humanité, elle semble très jeune en tant que pratique artistique formelle. En effet, ce n'est que depuis la seconde moitié du XXe siècle qu'elle intéresse les théoriciens de l'art et cherche à se structurer au même titre qu'une autre discipline artistique.

 

Mythologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, rechercher

La mythologie (du grec μυθολογία, de μθος mythe et λόγος discours) est l'étude des mythes et de leurs significations, plus couramment elle désigne l'ensemble des récits mythiques liés à une civilisation, une religion ou un thème particulier.

La mythologie prend sens et activité dans une culture socio-religieuse. Le mot est généralement utilisé pour décrire les systèmes religieux des mondes anciens ou des civilisations premières, éloignées dans l'espace ou dans le temps. C'est ainsi que Li M'Hâ Ong a pu dire : « On nomme d'ordinaire mythologie les récits sacrés des religions auxquelles plus personne ne croit[1] ». En effet, tout comme les religions exotiques, nombre de religions antiques et ancestrales ne sont connues de la majorité des gens qu'à travers les récits mythiques qu'elles ont laissés.

Sommaire

[masquer]

Mythologie des mondes anciens ou premiers [modifier]

On parle facilement de mythologie pour les récits religieux des mondes anciens ou exotiques, éloignés dans le temps ou dans l'espace, telles que :

Le dieu Thor de la mythologie nordique affrontant les géants, M. E. Winge, 1872.

·       Mythologie Kabyle

·       Mythologie celtique galloise

·       Mythologie celtique gauloise

·       Mythologie celtique irlandaise

Mythologie contemporaine [modifier]

Il est plus difficile de parler de mythologie à propos des religions contemporaines, par exemple de mythologie biblique, terme que les croyants sont tout disposés à prendre pour une offense envers leur foi, une attaque contre leurs croyances ou au minimum, une manifestation d'intolérance. Les dieux des voies monothéistes sont pensés comme étant le seul et unique Dieu, et de ce fait, comme la seule instance possible de ce concept. Le croyant monothéiste est donc facilement amené à penser que son dieu est le vrai quand celui des autres, spécialement celui qui n'a plus un fidèle vivant pour le défendre, serait faux. Ces religions sont déclarées unilatéralement païennes (cf. paganisme). Il se pose donc le problème de la Vérité et non le problème de la mythologie.

Pourtant, la plupart des livres sacrés des religions contemporaines, qu'elles relèvent du monothéisme ou du polythéisme, s'enracinent dans les religions premières et les récits qui les soutiennent constituent des mythologies. Le mythe est le langage normal de la religion et il n'est pas une simple fable ou une simple légende, non plus qu'un conte populaire.

La pensée critique et particulièrement la démythisation, telle que l'entendait Rudolph Bultmann au début du XXe siècle, nous ont habitués à penser que les événements et les histoires environnant l'origine et le développement de religions comme le Christianisme, le Judaïsme ou l'Islam ne sont pas exactement vraies et vérifiables au même titre que l'assassinat d'Abraham Lincoln ou le couronnement de Napoléon Ier.

La formation des mythes [modifier]

Robert Graves, qui a été profondément influencé par la mythographie de James George Frazer Le Rameau d'or, considère que les mythes sont créés par les nombreux besoins culturels.

 

 

Les mythes légitiment les fondements culturels d'une tribu, d'une ville ou d'une nation en les reliant à des vérités universelles. Par exemple, les mythes justifient l'occupation d'un territoire par un peuple particulier.

Toutes les cultures ont développé leurs propres mythes se composant des récits de leur histoire, de leurs religions, et de leurs héros. La grande importance de la signification symbolique de ces récits dans la culture explique pourquoi ils survivent si longtemps, parfois des milliers d'années. François-Bernard Mâche distingue le mythe, vu comme une image psychique primordiale, avec la mytho-logie, c'est-à-dire un système de mots essayant avec un succès variable d'assurer une certaine cohérence entre ces images[2].

Joseph Campbell est un des auteurs récents à écrire au sujet des mythes et de l'histoire de la spiritualité. Son livre le héros aux mille visages paru en 1948 décrit les idées fondamentales qu'il a continuées à élaborer jusqu'à sa mort en 1987.

Autres concepts [modifier]

Les mythes ne sont pas identiques aux fables, légendes, folklores, contes, anecdotes ou fictions mais les concepts peuvent se superposer. Par exemple pendant l'époque du romantisme, des contes de fées et des récits folkloriques ont été perçus comme des fragments érodés d'une ancienne mythologie (notamment par les frères Grimm et Elias Lönnrot).

Les thèmes mythologiques sont souvent consciemment utilisés dans la littérature, à commencer par Homère. L'œuvre résultante peut expressément se rapporter à une origine mythologique sans pour autant en devenir une partie (par exemple Cupidon et Psyché). Au Moyen Âge le roman courtois utilise particulièrement ce processus de transformation du mythe en littérature.

L'évhémérisme se rapporte au processus de rationalisation des mythes, mettant des thèmes autrefois imprégnés avec des qualités mythologiques dans des contextes pragmatiques, par exemple en suivant un changement de paradigme culturel ou religieux (notamment la réinterprétation de la mythologie païenne suivant l'essor de la chrétienté). Réciproquement, les documents historiques et littéraires peuvent acquérir des qualités mythologiques avec le temps, par exemple la matière de Bretagne et la matière de France qui sont basées respectivement sur des événements historiques du Ve et du VIIIe siècle, ont d'abord été de la poésie épique avant de devenir partiellement des mythes dans les siècles suivants. La « génération consciente » de la mythologie a été nommée Mythopoeïa par J. R. R. Tolkien[3] ainsi que par l'idéologue Nazi Alfred Rosenberg.

Mythologie moderne [modifier]

Des films et des livres comme La Guerre des étoiles et Tarzan peuvent avoir des aspects mythologiques forts qui se développent parfois en systèmes philosophiques profonds et complexes. Ces histoires, bien que n'étant pas de la mythologie, contiennent des thèmes mythiques qui satisfont les besoins psychologiques similaires de certaines personnes. Un exemple d'un système mythologique fictif est celui développé par J. R. R. Tolkien dans Le Silmarillion et Le Seigneur des anneaux. En outre, des fans emploient parfois le terme de mythologie pour se référer à un monde fictif complexe comme la série Star Trek.

 

 

Cependant, la fiction n'atteint pas le statut réel de mythologie tant que les gens ne croient pas que c'est vraiment arrivé. Par exemple, certains croient que le film de l'auteur de fiction Clive Barker Candyman est basé sur une histoire vraie, et de nouvelles histoires ont grandi autour du mythe. Il en va de même pour des films comme Le Projet Blair Witch ou d'autres histoires du même type. Beaucoup de mythes contemporains produits ont acquis le statut de légende urbaine.

Le mot est également employé communément pour se rapporter au système de valeur contemporain, rarement remis en question, particulièrement lorsque il est vu comme idéologique ou socialement construit (par exemple, "la mythologie de l'amour"). Dans les années 1950, le penseur structuraliste français Roland Barthes publia une série d'analyses sémiotique de tels mythes modernes et du processus de leur création, rassemblées dans son livre Mythologies.

Certains mouvements, afin de consolider leurs ancrages historiques anciens, ont eu recours au fakelore, par exemple la wicca.

 

 

 

 

 

 

 

Où aimeriez-vous voir Wikimédia dans cinq ans ? Envoyer une proposition ! (En apprendre plus)

[Réduire] [Aidez-nous à traduire cet appel !]

Mythologie grecque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, rechercher

La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique. Elle couvre une très large (et imprécise) période du XIIe siècle av. J.-C. au IVe siècle av. J.-C.[réf. nécessaire] Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs forment les fondements de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour une grande part, de la mythologie romaine.

Sommaire

[masquer]

Présentations [modifier]

Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification de forces qui gouvernent l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers comme Héra par exemple. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien; en effet, ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereuses.

Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, il y a aussi plusieurs héros tel que Bellérophon ou Héraclès et les généalogies s'entrecroisent. Cette complexité étant probablement due à la multiplicité des influences : babyloniennes, minoennes, achéennes, autochtones… À partir de ces influences diverses se sont forgés une multitude de récits que l'on pourrait qualifier de "nationaux", propres à une cité (le cycle thébain pour Thèbes, le cycle héracliéen pour Sparte). Toute l'activité des auteurs mythologiques grecs, depuis les aèdes jusqu'au pseudo-Apollonios, consistant à synthétiser cette multiplicité.

Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée étaient considérées comme historiques. Le Grec Évhémère semble avoir été le premier à émettre l'hypothèse que les récits mythologiques sont des déformations de faits historiques réels. Les très nombreuses recherches archéologiques des XIXe et XXe siècles ont voulu conforter et affiner cette approche. Le très célèbre ouvrage de Robert Graves, les Mythes grecs, récapitule les éléments en faveur de cette hypothèse. La question de la continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, apparemment difficile à résoudre, semble pouvoir s'expliquer par des phénomènes de synthèse, de simplification et de symbolisation d'événements concrets (conquêtes, rituels, ...). Les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulent donc dans un temps apparemment parallèle à celui de l'humanité, dont les durées ne sont pas transposables.

À l'époque « historique », une attitude vis à vis des récits mythologiques pourrait avoir été une interprétation littérale et non-critique des textes (tout au moins certains personnages publics étaient condamnés pour impiété). Cette approche est parfois comparée à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationnistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. Il semble que les Grecs se considéraient eux-mêmes descendants de héros mythiques, tendance qui se serait accrue avec l'évhémérisme.

 

 

Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide, montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'œuvre d'Eschyle, le concept d'ananké préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme.

En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines comme la psychanalyse et son complexe d'Œdipe, la mythologie grecque fournit des récits très riches sur lesquels sont basés la plupart des problématiques et des thèmes de la littérature occidentale, que l'on peut encore apprécier aujourd'hui.

Culte et religion [modifier]

Article détaillé : Religion grecque antique.

La religion grecque reposait sur des rites, et non sur un texte sacré et des dogmes. Ceci étant, la mythologie offrait un certain nombre de réponses à des questions existentielles, métaphysiques ou morales courantes : continuité de la vie après la mort, vertu (voir le mythe hésiodique des races), etc.

Les personnages de la mythologie grecque [modifier]

Dieux [modifier]

Première génération [modifier]

Au début il y avait le Chaos, qui engendra :

Éros, bobine attique à figures rouges du Peintre de Londres D 12, v. 470–450 av. J.-C

Le jour (Héméra) de William-Adolphe Bouguereau, 1881

Nyx Brygos 490BC-mod.jpg

Nyx, céramique à figures rouges du Peintre de Brygos, v. 490 av. J.-C.

Thanatos, ailé et portant une épée, détail d'un tambour de chapiteau en marbre sculpté provenant du temple d'Artémis à Éphèse, vers 325-300 av. J.-C.

Hypnos,marbre, œuvre romaine, règne d'Hadrien, 117-138 ap. J.-C.

Partie centrale d'une grande mosaïque de sol provenant d'une villa romaine de Sentinum, v. 200-250 ap. J.-C. Éon, dieu de l'éternité, est représenté avec à ses pieds Gaïa

Giorgio Vasari, La Mutilation d'Uranus par Saturne, XVIe siècle, Palazzo Vecchio (Florence)

Le cyclope Polyphème

Héraclès et Nérée. Haut de panse d'un lécythe à figures noires, v. 590-580 av. J.-C. Provenance : Béotie

""Nymphes de Nysa"" de Julius LeBlanc Stewart

Typhon, détail de la face B d'une hydrie chalcidienne à figures noires, v. 550 av. J.-C.

 

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Titans [modifier]

Ouranos détestait sa progéniture, il les envoya donc dans le Tartare, les profondeurs de la Terre. Gaïa, ne supportant pas le traitement infligé à ses enfants, complota une revanche avec ses enfants les Titans : ces derniers maitrisèrent Ouranos pendant que le plus jeune d'entre

 

eux, Cronos, lui sectionna les testicules avec une serpe. Du sperme qui s'en échappa et qui coula sur Gaïa, elle engendra :

Selon Hésiode, Aphrodite (déesse de la beauté et de l'amour) serait née de cet événement, elle serait issue du mélange du sperme à l'écume de mer. Selon Homère, elle serait plutôt née de l'union de Zeus et de Dioné.

Illustrations

 (1/6)

Statue de Cronos au cimetière de Staglieno

(2/6)

Rhéa

(3/6)

Giorgio Vasari, La Mutilation d'Uranus par Saturne, XVIe siècle, Palazzo Vecchio (Florence)

(4/6)

Clytemnestre essayant de réveiller les Érinyes endormies, détail de la face A d'un cratère en cloche apulien à figures rouges, 380-370 av. J.-C

(5/6)

Statue de Géant, Château de Versailles

(6/6) 

La naissance de Vénus d'Alexandre Cabanel en 1863

Dès lors, Cronos régna à la place d'Ouranos, et épousa sa sœur Rhéa avec qui il eut comme enfants :

Première génération des dieux olympiens [modifier]

Cronos, ayant été informé par son père Ouranos d'une terrible prédiction lui annonçant qu'un jour un de ses enfants le détrônerait, les avala dès leur naissance. Grâce à sa mère Rhéa, Zeus, le dernier des enfants échappa à ce sort, sa mère l'ayant substitué par une pierre.

Première génération des dieux olympiens

 (1/6)

Hestia, O. Seyffert, Dictionary of Classical Antiquities, Londen, 1894, p. 292

(2/6)

Buste de Déméter, marbre, copie romaine d'un original grec du IVe siècle av. J.-C

(3/6)

Tête du type de l'Héra Borghèse. Marbre, copie romaine du Ier ou IIe siècle ap. J.-C

(4/6)

Buste d'Hadès. Marbre, copie romaine d'un original grec du Ve siècle av. J.-C. ; le manteau en marbre noir est une addition moderne

(5/6)

Sculpture de Poséidon à Copenhagen

(6/6) 

Jupiter et Thétis, 1811, huile sur toile, Musée Granet d'Aix-en-Provence, Ingres

À l'âge adulte, Zeus libéra ses frères et sœurs du haut de l'Olympe, et engagea avec eux une lutte contre Cronos et les Titans, la guerre des Titans qui dura dix ans jusqu'à la victoire finale des Olympiens, aidés par les Cyclopes et les Hécatonchires. Zeus emprisonna les Titans dans le Tartare.

Deuxième génération des dieux olympiens [modifier]

Naissance d'Athéna (Métis est figurée allégoriquement sous le siège de Zeus), tripode à figures noires, v. 570-560 av. J.-C., musée du Louvre (CA 616)

  • De l'union de Zeus et sa première épouse Métis (une Océanide, déesse de l'ingéniosité) naquit :
    • Athéna, déesse de la guerre, de la sagesse et de la ruse (en naissant elle sortit de la tête de son père)
  • De l'union entre Zeus et Héra naquirent :
    • Héphaïstos (selon certaines traditions, il aurait été engendré par Héra seule pour se venger des infidélités de Zeus), dieu de la forge, marié à Aphrodite.
    • Arès, dieu de la Guerre
    • Hébé, Déesse de la jeunesse
  • De l'union de Zeus et Déméter naquit :
    • Perséphone, reine du royaume des Ombres. Elle fut enlevée par Hadès au royaume des enfers. Déméter, désespérée, se retira dans la solitude et avec elle disparut la fertilité de la terre. Zeus envoya Hermès, le messager des dieux, aux Enfers pour convaincre Hadès de libérer Perséphone. Il accepta à la condition qu'elle mange un fruit qui la contraindrait à vivre aux Enfers un tiers de l'année. Pendant ce tiers de l'année, Déméter se retire et la terre ne produit rien, il s'agit de l'hiver.
  • De l'union de Zeus et de Maïa (l'une des Pléïades, fille du Titan Atlas et de l'Océanide Pléioné, fille des Titans Océan et Thétys. Maïa symbolise la croissance) naquit :
    • Hermès, dieu de la richesse, du commerce, de la chance, il est aussi le messager des dieux

Vulcain forgeant les éclairs de Jupiter de Rubens, Museo Nacional del Prado

Jeune guerrier casqué, traditionnellement identifié comme Arès. Copie romaine d'un original grec ; réplique. Canope de la villa Adriana, près de Tivoli. Bassin de l'Euripe, Villa Hadriana, Tivoli.

Hébé, sculpture en ivoire, Bode-Museum Berlin

Perséphone, sculpture de Dominikus Auliczek

Assemblée divine sur l'Olympe : Hermès avec sa mère Maïa. Détail de la face B d'une amphore à panse attique à figures rouges, v. 500 av. J.-C.

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

  • De l'union de Zeus et Thémis (l'une des Titanides, déesse de la justice) naquirent :
    • Les Heures :
    • Les Moires : Clotho, Lachésis, Atropos. La première tisse le fil, c'est la naissance, la deuxième déroule et mesure le fil, ce sont les jours de la vie, la troisième coupe le fil, c'est la mort.

Dionysos barbu menant les Heures, œuvre romaine d'époque impériale (Ier siècle ap. J.-C.), copie d'une œuvre néo-attique

Les Parques d'Alfred Agache

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

  • De l'union de Zeus et Leto (Fille des Titans Coéos et Phœbé) naquirent :
    • les jumeaux, Apollon (Dieu de la médecine, et de la beauté masculine. Il est le grand-père d'Hygie, déesse de la santé) et Artémis (Déesse de la chasse, des vierges, de la nuit)

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

 

Apollon, statue en marbre conservée au Museo del Prado

Artémis, statue du Louvre

Sarcophage des Muses, représentant les neuf Muses et leurs attributs. Marbre, première moitié du IIe siècle apr. J.-C., découvert sur la Via Ostiense. De gauche à droite : Calliope, Thalia, Terpsichore, Euterpe, Polymnie, Clio, Erato, Uranie et Melpomene.

Antonio Canova, The Three Graces, Hermitage, St. Petersburg.

Zeus eut également des enfants avec des mortelles :

  • De l'union de Zeus et Sémélé (fille de Cadmos, fondateur de Thèbes) naquit :
    • Dionysos, dieu des jonctions, des opposés et des ambiguïtés (mort-vie, homme-femme, vin et ses excès, dieu de la traversée de la ténèbre hivernale, de l'hiver, de la fête des morts et de son dépassement par la conquête de l'immortalité). Sa mère ayant voulu contempler Zeus au grand jour, elle fut foudroyée. Pour sauver son fils, Zeus le mit à l'intérieur de sa cuisse les mois manquant à l'enfant pour naître à terme. Il est le seul dieu à avoir une mère mortelle. Zeus s'est déguisé en mortel pour séduire Sémélé.

Jupiter et Sémélé, 1895, esquisse et huile sur toile, Musée Gustave Moreau

Mosaïque représentant Dionysos à Antioche

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les Demi-dieux, enfants de Zeus et de mortelles [modifier]

Zeus eut également des enfants avec des mortelles :

  • De l'union de Zeus et Io (fille d'Inachus, premier roi d'Argos) naquit :
    • Epaphos, souverain d'Égypte et d'Afrique
  • De l'union de Zeus et Antiope (une princesse thébaine) naquirent:

Ils régnèrent tous les deux sur Thèbes. Ce sont eux qui firent construire les remparts de la ville. Zeus se transforma en satyre pour séduire Antiope.

  • De l'union de Zeus et Léda (femme du roi de Sparte Tyndare) :

Elle eut quatre enfants les Dioscures renfermés dans deux œufs. De l'un sortirent Pollux et Hélène et de l'autre Castor et Clytemnestre qui eux étaient les enfants du roi de Sparte Tyndare.

 

Zeus se transforma en pluie d'or pour la séduire.

Zeus se changea en taureau blanc pour l'enlever.

Zeus et Io, peint par Le Corrège.

Antoine Watteau, Zeus et Antiope, detail

Zéthus et Amphion, bas-relief

Leda et le Cygne de Léonard de Vinci

Héraclès

Danaé, de Orazio Gentileschi

Persée par Benvenuto Cellini

Enlèvement d'Europe, Nöel-Nicolas Coypel, 1726-1727

Hermaphrodite, Louvre

Mosaïque de pavement au buste de Pan. Œuvre romaine, période antonine, 138-192 ap. J.-C

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

 

 

Héros et demi-dieux [modifier]

Tout au moins chez Hésiode, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux.

Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux ou les mortels honorés après leur mort, dont le destin est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités). Ainsi, Tantale, Œdipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l’hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent des fondateurs : Thésée est celui du synœcisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse.

Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d'être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de l'Iliade ou les héros éponymes d'Athènes, même si leur origine divine est lointaine.

Les demis-dieux sont très souvent les fils de Zeus (comme Héraclès, appelé Hercule dans la mythologie Romaine) avec les mortelles, qu'il approcha sous des formes variées, comme pour la mère de Persée, Danaé, il se transforma en une pluie d'or pour entrer à l'intérieur de la tour où la jeune femme était emprisonnée (un piège pour Iphigénie).

Mythologie et philosophie [modifier]

Que pensaient les grands philosophes grecs de leur mythologie ? On trouve un élément de réponse chez Nietzsche :

« Subtilité dans la pénurie. — Gardez-vous surtout de vous moquer de la mythologie des Grecs, sous prétexte qu'elle ressemble si peu à votre profonde métaphysique ! Vous devriez admirer un peuple qui, dans ce cas particulier, a imposé un arrêt à sa rigoureuse intelligence et qui a eu longtemps assez de tact pour échapper au danger de la scolastique et de la superstition sophistique.» Nietzsche, Aurore §85

Arbres généalogiques [modifier]

En gras, les douze divinités olympiennes. En italique, les mortels.

 

Arbre généalogique des Dieux et héros grecs. Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque de Jacquenod et encyclopédie Quillet. Légende : les noms en rouge sont les dieux et héros les plus connus, les flèches servent de report pour les personnes marié(e)s qui, de par ce fait, se retrouvent plusieurs fois et le symbole Z représente Zeus

Les sources [modifier]

Plusieurs types de sources antiques sont intéressantes pour l'étude de la mythologie grecque.

 

 

Les sources visuelles, iconiques, fournies par les innombrables représentations figurées qui ornent les objets et les édifices produits par la culture grecque antique sont précieuses.

Pour ce qui est des sources écrites, signalons d'une part l'épigraphie, d'autre part la littérature antique :

  penser la mort c'est la dissoud.. | Page d'accueil | freddycorneil.. 

» Catégorie Philosophie africaine
Poster un commentaire

Créer un blog | Liens : Fonds d'écran gratuits | Soprano |  Contacter l'auteur