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Salut à tous, mon nom c'est Frédéric Ouattara dit Freddycorneil étudiant en MAITRISE de philosophie à l'Université de Cocody (Abidjan) et informaticien. Ce blogue mis à votre disposition N'est rien d'autre que la sélection d'informations sur le site de recherche www.google.com D'où Un blogue de Stockage de données philosophiques.   Voilà pourquoi je vous invite à faire vos recherches Dans la partie notée CATEGORIE pour y retrouver les informations sur des auteurs ou sujets philosophiques .    Merci à vous et bonne visite sur ce blogue de stockage. Pour plus d'info voilà mon n ° (+225) 01995796 / 60 23 51 55 /08 82 57 69LAGUNE

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RECHERCHES PHILOSOPHIQUES | Bloguez.com

Critique de l'oeuvre du professeur BOA (LA SORCELLERIE N'EXISTE PAS)

  : Ajouté le 30/4/2011 à 11:38

Messieurs les Professeurs

Messieurs les Docteurs

Mesdames et Messieurs les invités

Chers amis étudiants et étudiantes

C’est pour nous un très grand honneur de,  nous tenir ici en ce jour solennel du  mercredi 15 septembre 2010 pour,  vous faire part de notre rapport de lecture de l’œuvre la sorcellerie n’existe pas du professeur Boa Thiémélé Ramsès.

La sorcellerie n’existe pas, du professeur Boa, peut être présentée comme un ouvrage philosophique de 142 pages abordant de questions existentielles. Dans cet ouvrage,  la question la plus essentielle et la plus discutée est celle concernant la sorcellerie. La thèse du Professeur à ce sujet est claire et sans aucune forme d’ambiguité. Pour lui en effet « la sorcellerie n’existe pas».

Cette thèse apparaît pour de nombreux  africanistes comme un contre sens majeur, un paradoxe  et même un non sens dans la mesure où on ne peut être africain et défendre une telle position. Pour l’imagerie populaire et pour la quasi-totalité des africains dire que  la sorcellerie n’existe pas est une tautologie  voire un pléonasme : la sorcellerie  n’existe pas seulement, elle est, elle a toujours été et sera toujours tant que le monde existera.

 Comment donc comprendre que pour les uns la sorcellerie existe et que pour les autres elle n’existe pas. Autrement dit,  comment une question qui paraît aussi simple puisse susciter tant de remouds aussi bien chez les populations que chez les intellectuels. Le problème donc de la sorcellerie apparaît d’emblée comme un problème épistémique et mieux qu’un problème épistémique un problème épistémologique. Qu’est-ce donc que la sorcellerie pour qu’elle puisse susciter autant de controverses ? Le professeur Boa  considère que pour l’imagerie populaire « la sorcellerie est une technique de possession de pouvoirs surnaturels pouvant plier l’ordre naturel à la volonté humaine Â». Est donc sorcier, selon le sens commun, celui qui est capable,  par quel que pouvoir,  de choses extraordinaires tels que se métamorphoser, se transformer en animal, sortir de son corps ou même ôter la vie à autrui. Le sorcier est donc celui qui fait le mal. Il est celui qui a une capacité de nuisance. Et pour ce fait est craint de tous.

Le professeur, dans son ouvrage, se plaît à tourner en dérision cette argumentation en considérant que  certaines personnes sont accusées de sorcellerie non pas parce qu’elles le sont véritablement mais parce qu’elles ont simplement un appétit au mal. Autrement dit, ce n’est pas parce que quelqu’un est sorcier qu’il fait le mal c’est parce qu’il fait le mal qu’il est sorcier. De ce fait, le professeur considère la sorcellerie comme une pure et simple invention des hommes servant à qualifier les égoïstes, les démunis, les malheureux, les malchanceux, les nécessiteux, les solitaires, les extrémistes, les malades, les laissés pour comptes, les damnés de la société.

Pour le professeur, la croyance en la sorcellerie a une origine. Cette origine se situe  dans la tradition, les coutumes qui ont instaurées dans les mentalités des croyances qui n’encouragent ni ne facilitent l’effort, le sens de la responsabilité. Le professeur considère également l’argument de la sorcellerie comme un prétexte qu’utilisent certaines personnes pour se défaire sans aucun remord de leur devoir. A ce niveau le professeur considère l’argument de la sorcellerie comme mauvaise foi dans la mesure où  il est autant  utilisé par ceux qui  veulent et qui ne peuvent pas  que par ceux qui peuvent et qui ne veulent pas.

De l’analyse du professeur, nous pouvons retenir que le terme de sorcellerie n’est pas en soi  un terme  neuf. La sorcellerie n’est en rien  un terme neuf car universel. Et son universalité se justifie par sa présence dans toutes les civilisations. Toutefois pense le professeur, l’universalité ne signifie pas l’existence et ne dit pas non plus l’existentialité. En d’autres termes, ce n’est pas parce que l’idée de sorcellerie est présente dans toutes les sociétés que la sorcellerie existe. Et pour preuve celui  qu’on appelait  sorcier hier, en Afrique comme en Europe, était  le villageois, c’est-à-dire celui qui  n’avait pas pu avec l’urbanisation devenir un citadin.

Est ce donc à dire que tous les villageois sont des personnes mauvaises, des personnes détentrices de pouvoirs maléfiques ? Aujourd’hui cet argument pourrait se présenter comme grotesque. Après donc l’analyse de la sorcellerie comme fait universel, dont le seul but était  de montrer qu’en réalité ce qu’on nomme sorcellerie n’est qu’une erreur, une méconnaissance des causes premières, le professeur s’attaque aux prétendues formes de sorcellerie.

Le professeur à la suite de ses recherches constate que certains chercheurs considèrent qu’il existe cinq prétendues formes de sorcellerie : premièrement la sorcellerie d’attaque, deuxièmement la sorcellerie de défense ou sorcellerie préventive ou sorcellerie anti-sorcellerie, troisièmement la sorcellerie de défense et d’attaque,  quatrièmement la sorcellerie récréative et cinquièmement la sorcellerie thérapeutique ou curative.

La réflexion sur ces prétendues formes de sorcellerie amène le professeur à déterminer la logique sociale de la sorcellerie. Après analyse, le professeur constate que les accusations de sorcellerie expriment des pulsions et des tensions refoulées.  Le sorcier dans la perspective du prof Boa n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire. C’est-à-dire une victime sacrificielle surchargée du mal social.

 Les procès de sorcellerie ne sont, de ce fait, que des rituels tendant à transférer les angoisses et les conflits de la communauté sur une victime arbitraire. Ainsi, la communauté se réconcilie aux dépend de la victime arbitraire. Elle retrouve son unité au dépend de la victime qui, avant d’être tuées a été l’objet d’insultes et de mauvais traitements.

 Au vue de cette analyse, on pourrait se demander pourquoi le Prof.  a t-il décidé  d’écrire sur la sorcellerie ou encore quels évènements ont amenés le prof à s’attaquer à ce phénomène social ? A cette interrogation, on pourrait répondre de la manière suivante : les évènements qui ont déclenché chez le professeur la volonté d’écrire sur la sorcellerie sont ceux qui se sont passé dans les villages de Sahué s/p de Sikensi  et de Diokolilé s/p de lakota. Dans ces villages, en effet, deux personnes ont été pour l’un  enterré vivant  et pour l’autre battu à mort car accusé et reconnu coupable de sorcellerie.

Ces évènements ont provoqué chez le professeur une certaine torpeur qui s’est très vite muée en révolte. Autrement dit, c’est à la suite de tels évènements que le professeur révolté a décidé  d’écrire sur la sorcellerie : « Nous avons été amenées à écrire sur la sorcellerie à partir de faits révoltants. La réflexion que nous menons ici est le fruit d’une révolte intérieure sourde  contre soi même d’abord, ensuite contre une certaine forme de pensée qui prend de plus en plus d’importance en Afrique Â». C’est donc révolté que le professeur  décide de se pencher sur cette question.

Cette  révolte par ailleurs s’explique par la  compréhension naïve de la sorcellerie.  En effet pense le professeur, ce n’est la sorcellerie qui est non compréhensible, mais c’est tout ce qui est non compréhensible qui est attribué à la sorcellerie. La dialectique ici en jeu est une dialectique négative et même négatrice dans la mesure où la croyance première se trouve remise en cause. Ce renversement de situation n’est rien d’autre que le fruit intérieur de la révolte à la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et les effets pervers de cette croyance. Car qui est le révolté sinon celui qui proteste contre le désordre qui règne dans le monde, contre la souffrance ou l’avancée des ténèbres.

L’intention du professeur en écrivant cette Å“uvre était de monter que la logique de la sorcellerie est une logique d’expiation, une logique répondant au rituel d’exorcisme du mal commun dans un geste collectif d’expiation.  C’est en effet cette manière de voir les procès de la sorcellerie comme moyen d’exorciser le mal au sein de la société qui fait considérer  la sorcellerie par le professeur comme un désordre et même une violation massive des droits de l’homme. Il faut donc une herméneutique de la sorcellerie visant à comprendre de manière rationnelle et logique les faits insolites et extraordinaires qu’on attribue à la sorcellerie.

Une telle herméneutique est plus qu’indispensable  dans nos sociétés africaines de plus en plus marquées par le spectre de la sorcellerie. Cette herméneutique est selon le professeur la seule capable de faire comprendre aux africains que la sorcellerie n’est en réalité que dénie de la réalité : « la sorcellerie prospère justement parce que nos esprits désespèrent de comprendre Â». Autrement dit,  une approche plus rationnelle des faits et de la réalité conduirait à ne plus tout expliquer par la sorcellerie mais par le jeu des causes et des effets qui déterminent toutes choses.

Nous avons particulièrement été fascinés par la lecture de cette Å“uvre. Elle nous aura par ailleurs permis de mieux appréhender ce concept. Seulement ce que nous reprochons au professeur c’est de ne pas être catégorique. Nous disons cela parce que par endroit on pourrait penser que l’inexistence de la  sorcellerie n’est valable que dans le monde du physique et que dans le monde métaphysique il se pourrait  que la sorcellerie soit.  Cette impression nous ne sommes pas les seules à la partager. Les pages 130 et 131  confirment  d’ailleurs cette appréhension.

Dans ces pages ont a l’impression que le professeur semble accorder une certaine teneur à la sorcellerie. Mais comme il le dit, il faudrait pour que nous puissions en parler supposer son existence auquel cas nous ne pourrions nullement en parler. Il est vrai que l’hypothèse est nécessaire et le souci méthodologique plus que jamais utile. Mais nous pensons qu’il serait mieux de s’en passer si cela participe à créer dans notre thèse confusion et discordance. C’est pour cette raison et  pour éviter la confusion, l’ambigüité, les interprétations actives et erronées  que nous demandons au professeur d’être beaucoup plus ferme dans ces thèses afin qu’elles ne prêtent pas à confusion et ne soient pas l’objet de débat.

Pour ce qui nous concerne, nous partageons la thèse du professeur et pensons que la sorcellerie est  tout à la fois un mythe et un mystère. Un mystère dans la mesure où ce que nous savons de la sorcellerie est toujours ce que disent les autres et un mythe parce que pour nous la sorcellerie est comparable aux fables européennes concernant Hadès, Hercule, Cerbère le chien à 3 têtes que racontaient les européens à leur enfants et petit enfants pour soit susciter en eux la bravoure, soit créer en eux la peur des dieux.

La sorcellerie est un mythe et  un mythe a succès dans la mesure où il est rare de trouver des personnes qui ne croient pas en ce fait qui ne nous apprend rien de son existence. Notre société est donc enchantée par ce phénomène. Cet enchantement s’explique par le fait que la sorcellerie  soit  rattachée à la mort, au mal physique, à la capacité de nuisance. Il convient donc de la désenchanter.

Et ce n’est pas le fait de soutenir que la sorcellerie n’existe pas qui va conduire à un désenchantement de notre société. Le travail est beaucoup plus profond en ce qu’il concerne le rapport de l’Africain à la réalité. L’Africain, n’est-il pas,  en réalité,  celui qui est le plus  fasciné par ce qui n’existe pas que par ce qui existe ? N’est-il pas celui qui croît beaucoup plus en ce qui n’est pas qu’en ce qui est ? Son appréhension de la réalité  n’est elle pas marquée par la croyance en l’irréel plus qu’au réel ? En d’autres termes, l’Africain ne croit-il pas en ce qui n’existe pas plus en ce qui existe ? N’est-il pas beaucoup plus attiré par ce qui est absent que par ce qui est  présent ? Ne croît-il pas beaucoup plus à l’inexistant qu’en l’existant ? Il est grand temps, pour  nous africains,  de nous séparer de certaines croyances afin que nous puissions à l’instar des occidentaux accéder à la modernité.

 Il convient de déplacer les bornes pour que désormais la sorcellerie ne soit pas au centre de notre existence mais à la périphérie. Il nous faut être des hommes modernes, des hommes capables de création et de re-création. Et cela devrait être le travail de nous autres intellectuels qui avons lu, étudier, fait des recherches et même appris à connaître Nietzche, Spinoza, Descartes, tous ces grands noms de la philosophie Occidentale qui ont su par leur recherche nous enseigné ce que représente la rationalité instrumentale.

Nous vous remercions pour votre attention et vous invitons à adhérer massivement au réseau de la Dégaoutique et à  juger de la pertinence de ses arguments afin qu’ensemble nous puissions faire sortir le continent Afrique du sombre brouillard dans lequel il se trouve quant à ce que devrait être le réel et l’irréel, le bien et le mal, l’anomalie et l’anormalité. Je vous remercie.

 

Je vous remercie.

                                                                      Abidjan le 27-09/2010

                                                                         Koffi Lopez Emmanuel Oscar.

                                                                      Etudiant en philosophie   

 

Tags : philosophie

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freddycorneil vision haute

  : Ajouté le 11/11/2010 à 08:49

freddycorneil vision haute

 

VIVONS DANS LA PAIX DU CHRIST ET NOUS AURONS LA BELLE VIE MERCI FAIRE LA PROMOTION DE LA PAIX CAR LA GUERRE N'EST RIEN D'AUTRE QUE RUINE, FAMINE TOUT CE QU'IL Y A DE MAUVAIS. TU RÊVE D'UN CHEZ TOI COMME ÇA ? 

imagine toi si il y a la guerre en COTE D'IVOIRE.

AS TU FAIS TON CHOIX? 

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anniversaire de la fille du Pr de la FISP

  : Ajouté le 10/2/2010 à 16:11

le comité de soutien

LE PR du csfisp et ces membres à un anniversaire

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la vie en cité

  : Ajouté le 10/2/2010 à 16:09


freddycorneil


quand on vie une vie de rêve en cité il, n'y a rien de tel.

Tags : photo de joie

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A LA PLAGE

  : Ajouté le 28/1/2010 à 23:13

LA PLAGE

 

EH LES REPONDEURS LAISSEZ L'ARTISTE CHANTER UN PEU  VOUS FAITES COMME SI C'EST VOUS QUI CHANTEZ

REPONDEZ DONC

Ale ale ale oh

alé

alé oh ooooo alé alé oh alé

......................

merci bien à vous tous

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